Mieux qu’un Brunch!

1930s three women and one man sitting at tropical pool side table talking together

Au risque de se faire d’impitoyables ennemis, il est temps aujourd’hui de dénoncer un phénomène qui s’est désormais incrusté dans tous nos dimanches, voire nos samedis, et qui n’a pas fini de s’étendre…le Brunch. Oui, Brunch, j’écris ton nom et je dis… »non ».

Le Brunch, c’est pas un « breakfast » c’est pas un « lunch«  mais c’est un peu un mélange des deux et ça donne…carrément n’importe quoi. Tout est permis, dans l’ordre que tu décides, tu deviens le maître de ton assiette, le sucré avant le salé, le fromage après le dessert, la charcuterie avec les viennoiseries, le Brunch est transgressif, régressif et t’apporte un sentiment de liberté et de maîtrise, du moins il t’en donne l’illusion. Mais franchement, n’est ce pas pitoyable de réduire sa liberté et le contrôle que l’on a sur sa vie à la consommation (dégustation?) d’un Brunch? Le Bruncheur est-il vraiment un rebelle?

Le Brunch est devenu populaire et donc « hype«  car c’est la tendance en 2013, ce qui est populaire est considéré comme branché. Tous les dimanches, des milliers ( des centaines de milliers?) de familles, d’amis, de couples et toi aussi, se réjouissent de préparer un Brunch le dimanche aux alentours de 14h, ou bien, et pour la plus grande joie des restaurateurs, de sélectionner la fameuse formule « tout compris » du bistrot près de la maison, certainement le menu le plus rentable que l’on ait imaginé depuis ces dix dernières années (juste après que McDo ait décidé d’arrêter d’augmenter le prix des happy meals). En général, pour environ 20 euros, le Brunch classique se compose, d’un oeuf à la coque, une tranche de jambon, une demie baguette, un croissant et une tasse de café, voire un jus d’oranges, parfois une salade de fruits et quand on a à faire à des « fous fous » on peut même trouver une tranche de cake! Il ne s’agit pas d’aliments nobles loin de là mais ils sont bourratifs et on en repart avec l’impression d’être rassasié. On a vu, plus tard, éclore une nouvelle génération de Brunchs, les palaces s’y sont mis, les restaurants haut de gamme aussi, les brasseries, les pâtisseries, les maisons du caviar, de la truffe, du champagne et même les maisons de couture! On reprend le même principe avec la « formule tout compris » mais comme on y a ajouté un ingrédient « noble », on passe à 50, voire 100 euros la formule, normal…

Bientôt, le Brunch payable en trois fois sans frais.

Pour les plus « tradi », le Brunch à domicile est une alternative intéressante mais une catastrophe diététique. Que celles et ceux qui ne se sont jamais sentis mal d’avoir trop mangé après un brunch maison me jettent la première pierre!  Quand je commence un repas par du sucré et que j’enchaîne sur du salé, puis du sucré, ça me fait perdre les pédales, j’ai l’impression qu’il existe un moment de bascule ( le point B pour boulimie) au cours d’un Brunch où je perds le contrôle et mon repas se transforme en défi personnel: quelle quantité de nourriture puis-je engloutir en une seule fois? Que l’on sache se souvenir des jours de privation alimentaire qui suivent un jour de Brunch craquage.

Le Brunch fait les choux gras de la presse, papier et internet, pas une journée se passe sans que je sois accablée d’articles sur « les 10 meilleurs spots pour bruncher« , « les 3 brunchs du Printemps », « où trouver le brunch le plus original ». Mais qu’est ce qu’ils ont tous? Existe-t-il un lobby du Brunch? C’est le syndicat du pain au chocolat qui pilote tout ça??

Alors bon, ok, il faut bien reconnaître que le Brunch a une grande qualité, il permet de partager un moment de convivialité. C’est important de se retrouver ensemble, le dimanche quand on a pas d’obligations particulières et de pouvoir partager un moment agréable, en mangeant et en buvant. Je suis complètement pour ces moments de partage et de plaisir, ce sont parmi les meilleurs.

poulet roti

Donc, je propose comme alternative à ce foutu Brunch, que l’on revienne à notre traditionnel « poulet rôti – purée maison – salade verte – fraisier » du dimanche midi, celui qu’on faisait jusque dans les années 90! Un vrai repas, mieux qu’un brunch, un poulet ou un gratin, voire même un burger, à préparer chez soi ou à prendre à l’extérieur chez les rares restaurateurs qui ont résisté à la mode du Brunch et qui sont finalement les vrais rebelles de cette histoire.

Vous avez des couteaux et des fourchettes, vous avez les « crocs », le pouvoir est entre vos mains…Rebellez-vous!

Chez Chartier – 7 rue du Faubourg Montmartre – 75009 Paris -Tél.: 01 47 70 86 29 – Ouvert 7 jours sur 7, service continu de 11 h 30 à 22 h.

Le Père Claude -51 Avenue de la Motte-Picquet, 75015 Paris – Tél.:01 47 34 03 05 – Ouvert tous les jours de 12h à 14h30 et de 19h à 23h.

La Rôtisserie du coin et les marchés du dimanche pour les plus courageux!

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